Cela fait déjà 6 mois que je n’ai pas donné de nouvelles et je reviens pour pondre en fin de compte un billet vague, sans importance, sans scrap, sans âme. Six mois où j’ai fait une introspection que seuls les bourgeois sans réels problèmes, vivants dans un État en paix peuvent se permettre de faire. Six mois où je n’ai été finalement aucunement efficace et où je n’ai fait que me regarder le nombril. Mais six mois pendant lesquels j’ai correspondu avec une personne durant 3 mois de manière quasi quotidienne, qui sans le savoir m’a éclairé sur mes envies et mes besoins. J’ai également et inévitablement fait du mal à mon cercle proche sans une seule fois me sentir coupable et par conséquent sans une seule fois essayer de raccommoder ou de recoller les débris... Sans nouvelles depuis maintenant trois semaines, j’essaye de combler le vide qu’elle a créé, d’avancer dans ma vie avec cette nouvelle donnée, de l’assimiler, de m’en enrichir sans réellement comprendre l’impact qu’elle a eu sur moi. Je me sens vide et pleine à la fois, oscillant en permanence entre deux états, cherchant l’équilibre dont j’ai besoin.
Les rares personnes qui passeront par là ne saisiront rien de ce que je raconte et se demanderont probablement à quoi je veux en venir. A rien, je suis dans un état de spleen, où quoique je fasse rien ne semble me rendre heureuse durablement, tout me semble manquer de sel ou de piment. Tout me semble sans intérêt. J’ai essayé de fuir cette sensation en faisant des milliers de kilomètres, mais cela n’a fonctionné que durant un temps. Au retour je me sentais toujours sans motivation, sans but à atteindre. Je ne me reconnais pas. Une blessure au ski m’a également atteinte mentalement, ne pouvant plus rien faire avec ma jambe excepté être patiente (pas trop mon fort).
Je savais ce qu’il me restait à faire, ce que j’ai toujours fait dans ces cas là, me remettre à cultiver mon jardin, me remettre au travail, comme Candide, pour cesser de m’ennuyer et de philosopher dans le vide. C’est ce que je me suis remise à faire, stimuler mon corps et mon esprit mais ce dernier reste impénétrable comme s’il buggait sans arrêt et j’ai beau, à l’instar d’un ordinateur, essayé de le rebooter rien y fait. Je tente chaque jour de comprendre ce qui m’arrive, de comprendre cet envahisseur, cette mélancolie, moi qui aime tant rire. Parfois j’ai l’impression que cela m’a toujours habité mais que je n’ai fait que l’ignorer par périodes pour avancer et cesser de m’embrumer l’esprit d’idées négatives et pessimistes, pour vivre tout simplement et ne pas me sentir coupable de le faire. Oui je crois que la clef est là, je me sens coupable de vivre, de profiter de la vie pendant que d’autres souffrent.
Je ne sais pas sous quelle forme je vais poursuivre ce blog si tant est que je le poursuis, je ne sais pas si je me remettrais à faire du collimage (scrapbooking) comme diraient les québécois. Je ne sais pas ce que je vais faire. Il me faut du temps...
Nedjma



















































































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